Quand le mécénat dérange...

Les projets de loi 6 et 7 du gouvernement Charest, portant sur la création de fonds pour soutenir les aidants naturels des aînés et les jeunes enfants en collaboration avec la Fondation Lucie et André Chagnon, ont ranimé le débat sur les partenariats public-philanthropique (PPP social).

Ces partenariats entre l’État et les fondations privées soulèvent bien des questions, notamment dans le milieu communautaire. Certains s’inquiètent de l’influence de ces fonds privés sur les orientations politiques et sociales du gouvernement et redoutent leurs exigences. Ils craignent également que l’État ne se désengage de ses responsabilités et les balaient dans la cour du social. Peut-on laisser des riches mécènes dicter au gouvernement les priorités d’investissement social ? À ce sujet, des groupes et organismes communautaires ont exprimé leurs appréhensions lors d’une commission parlementaire qui s’est tenue ce printemps.

Le Parti Québécois a aussi émis des réserves quant à ces projets de loi et à demander au gouvernement Charest que des règles de bonne gouvernance, de transparence, de reddition de comptes et de maîtrise d’œuvre soient au cœur des projets de loi 6 et 7, sans quoi leurs députés ne les appuieraient pas.

D’autres critiques semblent plus discrètes, puisque l’argent est tout de même le bienvenu et qu’il est difficile de pointer du doigt des fondations qui souhaitent s’investir dans l’avenir du Québec. Peut-on bloquer l’injection de plusieurs millions de dollars dans des projets sociaux où les besoins se font criants ?

Ces enjeux demeurent sous haute surveillance et pour suivre l’évolution de ce débat, nous vous invitons à consulter le site Internet du Regroupement des organismes communautaires Famille de Montréal où un blogue vous présente l’actualité sur les PPP au http://www.rocfm.org/public/ppp-sociaux


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